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October 31, 2008

Q&A: Fighting in Eastern Congo


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1. Why has fighting intensified in eastern DRC, who is fighting whom and over what?

The fighting is a continuation of the armed conflict between militia forces led by General Laurent Nkunda and the military of the Democratic Republic of Congo. The conflict has continued since the nominal end of the Congo war in 2002. Although Nkunda and his troops had committed well-documented war crimes in 2002, they were integrated into the national army in 2003. They quickly defected, and briefly seized control of Bukavu in South Kivu in mid-2004.

Over the next four years, Nkunda took control of a vast area of North Kivu, claiming he was defending the ethnic Tutsi minority in Congo. In 2007, Nkunda named his movement the National Congress for the Defense of the People (CNDP).

The Congolese government accuses Rwanda of backing Nkunda, while Rwanda blames the Congolese government for failing to demobilize and repatriate Rwandan Hutu fighters who perpetrated the Rwandan genocide and then fled to Congo in 1994. Calling themselves the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR), the Hutu fighters continue to prey on civilians in eastern DRC and illicitly exploit the region's rich mineral resources.

In January 2008, Nkunda and leaders of 22 other armed groups signed a peace agreement with the Congolese government, though ceasefire violations continued throughout 2008. The formal peace program broke down in August.

In September 2008, Nkunda announced his intention to "liberate" the Congolese from the Kinshasa government and take control of eastern Congo. His claims of defending Tutsis against the Hutu FDLR are exacerbating ethnic tensions in the region. Attacks on displaced Tutsis could provide a pretext for Rwanda to intervene militarily, reversing years of diplomatic efforts to stabilize the region.

2. Why has the city of Goma become a target, and why is its security important?

Seizing Goma would be an important symbolic victory for Nkunda in his effort to establish control over eastern Congo. While Nkunda unilaterally halted his military advance on Oct. 30, 2008, he could resume it at any time.

The fall of Goma to Nkunda would likely ignite rioting throughout Congo, including against the UN Mission in the Congo (MONUC), as happened when MONUC failed to prevent the fall of Bukavu to Nkunda in 2004.

Both Nkunda and government forces are committing human rights and humanitarian violations, including raping and looting. The flight of civilians from the fighting is aggravating the humanitarian crisis.

3. How can the fighting be stopped?

The UN Secretary-General should speak more forcefully about the indifference of both parties to the human cost of the conflict, and the UN Security Council should act to bolster support for MONUC. MONUC should protect the civilian population of eastern Congo, as already authorized by the UN Security Council.

Diplomatic efforts this week by the European Union and African Union, as well as bilateral efforts by the United States and European and African countries, are welcome and should continue. The Congolese and Rwandan governments should be pressured to meet their obligations under previous ceasefires to disarm, demobilize and repatriate militias.

4. Is North Kivu the only area under threat in the Congo?

No. In recent weeks, fighting intensified in the Orientale Province, mostly as a result of attacks by Ugandan elements of the Lord's Resistance Army.

In early October, a new rebel movement emerged called the Popular Front for Justice in Congo (FPJC); this is a loose affiliation of the CNDP forces aligned with Nkunda in North Kivu and armed groups in the Ituri district that have joined to fight against the Congolese government and military.

5. What does this latest violence mean for transitional justice in the DRC?

Congolese and international organizations must continue to monitor, document, and denounce ongoing violations of human rights and humanitarian law.

Violence will continue until serious efforts at disarming, demobilizing and repatriating militias occur. Effective reform of the Congolese governmental security institutions must also be undertaken to prevent further human rights abuses.

The recent ICTJ report Living in Fear, based on a 2007 population survey in eastern Congo, showed the clear desire of the Congolese population to hold the Congolese government and rebel militias accountable for ongoing abuses, including by breaking the cycle of impunity through prosecutions of war criminals. Congolese citizens must be educated on transitional justice options that can provide them with the tools to demand peace and justice from their leaders.

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Questions et réponses sur le conflit à l'Est de la République démocratique du Congo

 

1. Pourquoi les combats se sont intensifiés à l'Est de la RD Congo ? Qui se bat et pour quels raisons ?

Les combats récents sont l'intensification du conflit armé entre les forces de la milice rebelle dirigée par le général Laurent Nkunda et l'armée nationale de la République démocratique du Congo (FARDC) qui se poursuit depuis des années malgré la fin nominale de la guerre au Congo en 2002. Selon les accords de paix de 2002, les forces de Nkunda ont tenté de s'intégrer dans l'armée nationale en 2003, bien que ces forces fussent connues d'avoir commis de crimes de guerre documentés en 2002. Mais Nkunda a rapidement refusé l'intégration en faisant défection et ces forces ont poursuivi de confrontations armées avec les FARDC. En 2004, les forces de Nkunda ont même pris le contrôle de Bukavu dans le Sud-Kivu pour une courte période.

Au cours des quatre dernières années, les forces de Nkunda ont pris le contrôle d'un vaste territoire du Nord-Kivu. Nkunda affirmait que son but c'était de défendre la minorité ethnique tutsie au Congo. En 2007, Nkunda a transformé ces forces dans un mouvement nommé le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir Nkunda, alors que le Rwanda accuse le gouvernement congolais de ne pas démobiliser et rapatrier les combattants hutus rwandais qui ont perpétré le génocide au Rwanda et qui se sont fuit au Congo en 1994. Ces combattants hutus rwandais, connus sous les forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continuent à s'attaquer à des civils dans l'Est de la RDC et exploiter illicitement la région riche en ressources minérales.

En Janvier 2008, Nkunda et les dirigeants de 22 autres groupes armés ont signé un accord de paix avec le gouvernement congolais. Néanmoins, cet accord n'a pas été respecté et de nombreux combats violant le cessez-le-feu aient eu lieu au long de 2008. Le programme de paix officiel mis en œuvre à Goma en janvier 2008 a cessé avec l'intensification des combats du mouvement CNDP de Nkunda en août 2008.

En Septembre 2008, Nkunda a annoncé son intention de «libérer» les Congolais du gouvernement de Kinshasa et de prendre le contrôle de l'Est du Congo. Ses revendications de défendre les Tutsis contre les Hutus des FDLR augmentent les tensions ethniques dans la région. Les attaques contre les Tutsis déplacés pourraient fournir un prétexte pour le Rwanda d'intervenir militairement, renversant le progrès des années d'efforts diplomatiques visant à stabiliser la région.

2. Pourquoi Nkunda cible-t-il la ville de Goma et pourquoi la sécurité de cette ville est-elle importante?

Saisir Goma serait une victoire symbolique pour Nkunda dans son effort pour établir le contrôle sur l'Est du Congo. Bien que Nkunda a annoncé un cessez-le feu unilatéral le 29 octobre 2008, il pourrait reprendre les combats pour avancer sur la ville de Goma à tout moment.

La chute de Goma sous les forces de Nkunda déclencherait des manifestations partout au Congo, surtout contre la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), comme ce fut le cas lorsque la MONUC n'a pas réussi à empêcher la chute de Bukavu sous contrôle de Nkunda en 2004.

Et les forces de Nkunda et les troupes de l'armée nationale congolaise sont responsables pour les violations des droits humains et du droit international humanitaire, y compris des viols et des pillages. Le déplacement massif de civils fuyants les combats aggrave la crise humanitaire.

3. Quels mesures mèneront à la cessation des combats?

Le Secrétaire général des Nations unies devrait dénoncer fortement l'indifférence des deux parties et attirer l'attention sur le coût humain du conflit ; le Conseil de sécurité des Nations unies devrait renforcer l'appui de la MONUC. La MONUC devrait protéger la population civile de l'est du Congo, comme cela est déjà été autorisé par son mandat venant du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les efforts diplomatiques récents par l'Union européenne et l'Union africaine, ainsi que les efforts bilatéraux par les Etats-Unis et de pays européens et africains, sont les bienvenus et devraient se poursuivre. Les gouvernements congolais et rwandais devraient faire l'objet de pressions pour qu'ils respectent les accords de cessez-le-feu déjà signés, ainsi que leurs obligations selon ces accords pour désarmer, démobiliser et rapatrier les milices.

4. Est-ce que le Nord-Kivu est le seul territoire qui connaît l'insécurité actuel au Congo?

Non. Au cours des dernières semaines, les combats se sont intensifiés également dans la Province-Orientale, principalement à travers les attaques par des éléments ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur.

Au début du mois d'Octobre, un nouveau mouvement rebelle s'est formé s'appelant le Front populaire pour la justice au Congo (FPJC). Ce mouvement est une coalition de groupes armés du District de l'Ituri avec les forces du CNDP de Nkunda qui se réunissent à la lutte contre le gouvernement congolais et les FARDC.

5. Quel est l'impact de ces évènements pour la justice transitionnelle en RD Congo ?

Les organisations congolaises et internationales doivent continuer à documenter et dénoncer les violations continuelles des droits de l'homme et du droit humanitaire.

La violence se poursuivra jusqu'à ce que de sérieux efforts à désarmer, démobiliser et rapatrier les milices se poursuivent. Une véritable réforme du secteur sécuritaire de la RDC, comprenant et l'armée et la police, doit également être entrepris pour empêcher de nouvelles atteintes aux droits humains.

Le rapport récent de l'ICTJ « Vivre Dans la Peur » sur une enquête menée en 2007 auprès de la population à l'Est du Congo, montre clairement que la population veut tenir le gouvernement congolais et les milices rebelles responsables pour les violations massives des droits humains en cours. Pour faire cela, il faut entre autre combattre l'impunité à travers des poursuites pénales des crimes de guerre. Les citoyens congolais doivent être éduqués sur la justice transitionnelle qui leur fournira des outils pour demander la paix et la justice auprès de la classe politique au pays.

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